La Callas et ses pensées (suite)




Mardi 1 août 2006

Holiday!!! Celebrate!!!

Il y a de bonnes chances que je sois dans 2 jours!!

Yes sir!!



Mardi 1 août 2006

Je me trouve...

tellement folle là.  Comment je peux faire confiance à un gars qui m'a autant malmené?


Lundi 31 juillet 2006

I’m only trying to get inside your brain To see if you can work me the way you say

J'avais le coeur qui éclatait dans ma poitrine; il voulait faire des choses avec moi? Je ne pouvais y croire! J'étais encore cependant sur mes gardes.  Ne pas se rejouir trop vite.  Surtout pas. 

Il était sincère, il était prêt.  Je n'arrivais pas à y croire! J'ai raccroché, avec promesse de le rappeler lundi.

Mais je l'ai rappelé durant la soirée.  On s'est parlés encore pendant plus d'une heure. 

- ''Je t'aime, Callas...''

Mon coeur s'est arrêté.  Il l'avait dit.  La première fois qu'il me le disait.  Il ne restait qu'une chose à faire de mon côté.

Vers la fin de la soirée, j'étais exténuée mais tellement contente d'être en vacances! Une idée m'est venue en tête; je voulais le revoir.  Je suis allée chez lui sans lui dire et juste avant de tourner le coin de sa rue, je l'ai appelé sur son cellulaire.  Pas de réponse, merde.  Je l'ai appelé à son numéro à la maison et merci, il a répondu.  Restait à savoir s'il était seul.  Oui.  Mon plan allait bien à date.  ''Est-ce que tu voudrais m'ouvrir la porte?''. Lors de ce petit silence de 3 secondes, je l'ai entendu penser.  Il ne savait pas que j'étais tout près.  ''Viens''. 

On s'est retrouvés dans les bras l'un de l'autre, sans arrêter de se toucher d'une manière ou d'une autre.  C'était merveilleux. On s'est couchés de bonne heure, collés l'un contre l'autre.  Quand je me suis réveillée à ses côtés, je n'y croyais pas.  Je le regardais sans arrêt.  On a fait l'amour et après, il m'a serré fort et m'a dit en pleurant:

- ''Je t'aime, Callas...

Traînant dans le lit, passant d'un demi-sommeil à l'autre, la matinée avançait trop vite.  Il a fallu se lever, prendre ma douche.  On a déjeûné dehors et il faisait déjà très chaud et humide.  En-dessous du parasol, on parlait encore.  ''Qu'est-ce que tu vas faire du gars que tu as rencontré? qu'il m'a demandé.  ''Bye bye'' que j'ai répondu. 

Le reste de la journée s'est passé en un éclair.  K. s'est perdue en chemin et je la guidais au cellulaire.  Z., M. et P. ont débarqué chez moi aussi par la suite.  Une vraie tornade a déferlé dans mon appartement.  S. est venu nous rejoindre mais je n'ai pas été d'un grand enthousiasme envers lui.  Je passais mon temps à l'éviter.  Il a dû le sentir parce qu'il nous a quitté assez tôt dans la soirée. 

J'étais avec mes chères amies aux feux d'artifices, chez moi, au bar et c'était vraiment extraordinaire.  J'étais contente de les voir, toutes chez moi à manger, parler et boire.  Dimanche matin, elle sont parties.  C'était calme tout à coup chez moi.  Il fallait que je fasse maintenant ''la'' chose. J'ai appelé S. .

- ''Je ne sais pas comment te le dire...'' que j'ai commencé.

- '' Je crois que je m'en doute.

- Je suis désolée. 

Silence.

- Fais attention à toi... bonne chance.  '' qu'il a dit.

- ''Merci, toi aussi...''

Et j'ai raccroché.  Je pensais que ça allait être plus difficile que cela, mais je ne me plaindrai pas.  J'étais redevenue célibataire. J'ai appelé É., heureuse.  Ça y est! ''Je suis prête.'' ''Prête à quoi?'' ''Prête à foncer avec toi.''.

Le soir même, il était chez moi.  Pour la première fois, je pouvais le toucher et l'embrasser sans avoir cette petite pointe qui me tiraillait le coeur depuis plus de 2 ans.  Il n'y avait plus de barrière entre nous, maintenant.  Je ne peux tellement pas y croire, encore. Mais j'ai tellement peur.  J'ai tellement peur qu'il recule encore.  Je ne sais pas si je fais bien de faire tout ça.  Je verrai. 

Mais d'une manière ou d'une autre... c'est mes vacances!! À moi les vacances!!!!!!!!! :-D



Lundi 31 juillet 2006

I'm calling your name... but you're driving me crazy the way you're makin' me wait...

É. est donc parti vers son auto, sous la pluie battante, sans se presser.  Il s'est engouffré dans sa voiture, mais son moteur restait éteint.  Sans me presser à mon tour, j'ai été à mon auto.  J'étais trempée, mais je restait sous la pluie, à regarder son auto, toujours éteinte.  Mais à quoi il s'attendait de moi? Que je reste chez moi, à attendre môsieur qui ne se décidait pas? Je ne voulais pas rester jusqu'à la fin de mes jours une pauvre vieille fille radoteuse! Finalement, je suis entrée dans mon auto et j'ai vu la sienne démarrer... et partir.  J'étais triste, mais je ne pouvais faire autrement.  Il fallait qu'il continue sa vie sans moi et qu'il règle ses choses dans sa tête.  Ce qui ne semblait pas se passer de sitôt.  En route chez moi, mon cellulaire sonne; c'était É. qui veut me revoir.  ''Je suis parti vite tantôt... je veux te revoir''.

On s'est rejoint dans le stationnement d'un resto.  Je pouvais voir d'après ses yeux humides et rougis qu'il avait pleuré.  Je ne pensais pas du tout qu'il réagirait de la sorte.  Bien, peut-être un peu mais pas de manière aussi forte.  Là, dans l'auto, tous les deux trempés, on pleurait.  Il m'a alors dit tout ce que j'espérais qu'il me dise depuis deux ans.  Plus de deux ans que j'attendais ce moment.  C'était carrément irréel.  Et tellement ironique, parce que j'avais maintenant quelqu'un dans ma vie.  J'étais sans voix.  Tout ce qu'il me disait là, c'était tout ce que j'espérais qu'il me dise depuis des mois sans trop me l'avouer parce que c'était trop insensé.  Là, je voyais que tout pouvait être réalité.  Enfin. 

Mais après, quoi? Passer de délicieuses vacances avec lui et après, il va disparaître encore et je vais me retrouver seule, le coeur à la fois plein de bonheur et martyrisé? J'avais déjà connu, non merci. 

On a passé près de 2 heures dans son auto à expliquer tout et rien, son cheminement et le mien.  On a pu voir graduellement les clients partir du restaurant, voir les employés faire le ménage et partir à leur tour. On a pleuré, beaucoup.  Il s'inquiétait beaucoup de mon passé d'infidélités avec mon fiancé.  '' J'ai beaucoup appris de mes erreurs passées... les erreurs que j'ai faites avec lui, c'est sûr que je ne les ai aurais pas faites avec toi.''.  Lui, avait peur de mon passé avant lui et moi, j'avais peur de son passé depuis que l'on s'était connus. 

On s'est quittés avec difficultés.  Il voulait venir chez moi pour qu'on soit dans les bras l'un de l'autre.  J'ai dit non.  Il m' a demandé de l'embrasser sur la bouche et j'ai dit non.  Mais il m'a rappelé la promesse que je lui avais faite de ne plus jamais m'embrasser sur les joues.  On s'est donc embrassés sur la bouche.. c'était magnifique. 

Il a ensuite recommencé à pleurer, tout son corps étant secoué de sanglots.  J'ai passé plusieurs minutes à le réconforter.  Je ne savais plus quoi penser. 

En arrivant au travail le lendemain, j'avais un très long courriel d'É. qui m'a complètement renversé.  Il avait vraisemblablement passé une très mauvaise nuit.  Il me disait qu'il était prêt, qu'il voulait passer du temps avec moi, pour nous.  Je voyais une ouverture encore de sa part... peut-être que cette fois que ça y était enfin? Je ne pouvais pas le croire.  C'était trop impossible.  Combien de fois j'avais rêvé à ce moment? Je l'ai appelé quelques secondes pour lui dire que j'avais reçu son courriel et il avait la voix fatiguée. Je l'ai rappelé à mon dîner. 

-  ''Tu sais, É., je me suis surprise à penser à des choses folles... tu sais, mon concours d'écriture est la semaine prochaine...

- Oui, je veux y aller avec toi...

- J'avais pensé à aller en voyage durant mes vacances...

- Oui, Callas... N'importe quoi, n'importe où, Callas''.



Lundi 31 juillet 2006

Promiscuous boy, let's get to the point... 'cause we're on a roll...

Les deux dernières fois qu'il m'avait contacté, j'ai eu l'impression que je passais encore loin, très loin dans ses priorités.  Il n'y avait donc rien de changé et ça renforçait ma théorie que  ça allait lui prendre encore du temps.  La dernière fois que l'on s'est vus, c'était tout près de chez moi.  On s'était croisés 10 minutes, le temps de se donner nos mises à jour.  Après, sur le chemin du retour, je repensais à ce qu'il m'avait dit; '' Je pensais voir mon ami, mais l'auto à mon ex était là et ça ne me tentait pas de la voir.  J'ai donc appelé ma soeur pour aller la voir mais elle n'est pas là non plus.  J'ai appelé ma mère et elle ne sait pas où elle est non plus.  '' 

Bon, c'est ça.  Finalement, j'étais son dernier choix, de m'appeler parce qu'il ne lui restait que moi à voir dans le coin.  Soupir. Il n'y avait vraiment rien de changé.  Le dernier courriel que j'ai eu de lui, il répondait en fait à mon dernier courriel qui datait de 10 jours.  Il ne l'avait pas ''vu''. J'étais déçue; un autre qu'il n'a pas répondu, qu'il n'a pas voulu répondre, qui a passé tout droit, qui s'est perdu quelque part.  Il avait encore une bonne raison à tout ça mais j'étais tannée de ses justifications.  J'étais habituée, non?

Le courriel d'É. en ce jeudi tombait donc à point.  On avait à se parler.  Mais j'étais extrêmement méfiante.  J'avait trop été échaudé dans le passé.  Dès que je l'ai vu, j'ai eu un pincement au coeur.  Je l'aimais encore.  Mais je gardais mes distances vis à vis lui.  Je ne voulais pas passer ma soirée autour du pot, donc, je lui ai demandé ce qu'il voulait me dire tout de suite en partant.  Il m'a posé des questions sur mon passé, quand je trompais mon fiancé.  Je lui ai répondu.  Il avait une semaine de vacances en même temps que moi et commençait à sous-entendre qu'on pouvait faire quelque chose ensemble.  Il pouvait garder Toupie si je partais quelque part.    Ça faisait près de 2 mois que je lui en avais parlé et je n'avais eu qu'une réponse évasive. J'avais compris.  Mais là, j'étais étonné qu'il me dise ça, là, maintenant. 

Je l'ai arrêté assez vite en lui disant que j'avais rencontré quelqu'un.  J'ai vu son visage changer.  Je me sentais mal à l'aise.  Ses yeux se sont remplis de larmes et il ne me regardait plus, essayait de se faire une contenance.  Je lui ai dit que j'étais désolée, que j'aurais aimé que ça soit lui et que j'étais tellement tannée de l'attendre.

''On n'a plus rien à se dire, je crois...'' qu'il a dit, en se dirigeant vers la sortie du café.  Un gros orage s'abattait et la pluie était très forte.  Je me sentais mal, terriblement, encore.  Mais qu'est-ce qu'il fallait que je fasse? Je ne pouvais plus l'attendre! Il m'a souhaité bonne chance à la sortie et j'ai répondu que j'aurais aimé que ça ait été avec lui, mais il est parti vite, donc, je ne sais pas s'il a entendu. 



Lundi 31 juillet 2006

I'm tired of running.. let's walk for a minute

Jeudi, fin de l'avant-midi.  Je vois le nom d'É., comme courriel qui entre dans mon Outlook. Bon, je le savais.  Ça faisait environ 10 jours que l'on ne s'était pas donné de nouvelles et dans les derniers mois, c'était la moyenne de jours où je le voyais ou lui parlais.

Il voulait me voir et me parler en fin de semaine.  Je ne pouvais pas en fin de semaine, donc, je lui ai expliqué qu'il fallait que ça soit absolument ce soir. Ça tombait bien, parce que je devais lui parler aussi. 

Dasn les derniers mois, j'ai lâché prise vis-à-vis lui.  Autant j'ai été sur un nuage durant toute la période des Fêtes, autant j'ai débarqué de mon piédestal en janvier.  É. ne m'aimait pas correctement.  J'ai tellement déchanté et je me suis dit que plus jamais on ne m'y reprendrait.  Depuis, j'ai souvent essayé de couper les ponts avec Éric, mais il revenait toujours.  Je me suis rendue compte que je perdais trop d'énergie à le repousser et l'oublier, donc, je devais plus me concentrer à avancer dans la vie et continuer de faire mes propres choses toute seule.  J'Étais déçue par la tournure des événements et je me trouvais vraiment imbécile d'avoir pu endurer ça deux ans.  Je me détestais, mais en même temps, je n'avais fait qu'écouter mon coeur.  Je l'aimais.  Ce n'était peut-être pas réciproque comme il le disait, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser à tout ces petits sourires en coin, avec ses clins d'oeil à mon égard.  Pourquoi il disait qu'il ne m'aimait pas comme il le fallait et qu'il avait tout ces petits gestes quand on était ensemble?  Je ne comprenais pas et je ne voulais plus comprendre.  Ses absences et ses silences disaient tout.  Mais qui est-ce que j'étais pour lui? Pourquoi il était si intense avec moi et qu'il disparaîssait par la suite des jours et des jours sans donner de nouvelles? Pourquoi il disait que j'étais son ange, la personne la plus extraordinaire de sa vie et qu'il ne m'appelait pas, ne répondait pas à mes courriels ou que je ne le voyais pas pendant un bout? Une telle différence dans ses gestes et propos me désarmaient.  J'ai lâché prise.  Que valait un tel amour passionné? À quoi servait d'être constamment aux extrêmes? Ça me faisait dépenser beaucoup trop d'énergie et de larmes.  Mieux valait un amour moyen et être sûr d'être heureux.  Graduellement, j'ai laissé É. partir...

Mais je trouvais tellement les autres hommes trop insignifiants, sans intérêt, que faire? Pas un n'arrivait à la cheville d'É. Mais à chaque fois que je pensais à lui, j'avais une certaine nostalgie et me raisonnait à penser qu'il ne m'aimerait jamais correctement.  Je devais m'intéresser à quelqu'un pour l'oublier.  Je ne pouvais plus l'attendre! J'évaluais qu'il en avait pour un autre 6 mois en était très conservatrice, voire même un an avant qu'il soit prêt.  Il devait être tout seul, penser à lui.  Des mois de travail encore.  Je ne me sentais plus capable d'attendre aussi longtemps.  J'avais déjà laissé passer 2 ans.  C'était trop. 

J'ai ensuite rencontré S.  Enfin quelqu'un qui voulait s'investir, qui voulait me voir tout le temps, attentionné, gentil, pas de fantôme dans le placard.  Ça faisait différent. J'avais une raison à donner à É. de ne plus me contacter.  Qu'il m'oublie et que je l'oublie.  J'avais baissé les bras et il fallait qu'il fasse la même chose avec moi.  On n'allait nulle part.  Aucun espoir de changement en vue. 



Lundi 24 juillet 2006

Je suis...

... en amouuuurrrrrrrrr!!!!! Je flotte sur un nuage!!! je virevolte à tout vent! la vie est tellement bellleeeeee!!! Ce cher S. me transporte vers d'autres cieux, me guide vers les hautes sphères du bonheur!!! C'est tellement simple avec lui, tellement drôle, tellement génial !

Wouhouuuuuu!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  



Samedi 22 juillet 2006

Soon to be Christmas in July

Au travail, j'aurais mieux fait de ne pas me présenter hier.  Tout a mal fonctionné du début à la fin.  J'ai-tu hâte à mes vacances la semaine prochaine moi là??

En revenant, dans le train, dring dring fait mon cellulaire.  C'est un gentil garçon que j'ai rencontré cette semaine.  Cute, gentil.  Il m'invitait à prendre un verre dans la soirée.  Mais avant, il fallait que j'aille à ma pièce de théâtre.  C'était drôle! Faudrait que j'aille plus voir de spectacles. 

Après, dring dring au petit gars et iglou iglou deux bières.  J'ai passé une belle soirée.  À la fin, ça a été deux becs sur les joues et une accolade un peu maladroite.  Caline... je ne sais jamais comment initier un bec sur la bouche... comme on fait ça?

Il m'a dit de le rappeler vers la fin de l'avant-midi aujourd'hui.  On va sûrement faire quelque chose aujourd'hui ensemble... ooohh! c'est cuutte!

Et puis, le ti-roux; Fuck it. Un échange de courriels cette semaine, une vague promesse répétée de m'inviter la semaine prochaine, monsieur est ben occupé, pas d'appel de sa part...   He's not just that into me.  On passe à un autre appel, quoi..;-)



Jeudi 20 juillet 2006

Live from New York it's Saturday Niiiiiiight!!!!!

Quand j'écoutais la télévision, j'adorais beaucoup Saturday Night Live.  Je ne comprenais pas beaucoup les jokes sur la politique américaine dans ce temps là, mais pas grave. 

Le sketch que j'ai le plus adoré et que j'ai revisionné par la suite 56 millions de fois est lorsque Jim Carrey avait joué le troisième gars de ce duo d'enfer.  Je viens tout juste de le revisionner pour la première fois depuis des années.  Vraiment trop crampant.

Il y a environ 4 ans, j'avais visité les studios de NBC à New York et j'avais été impressionné de la petitesse de leurs décors.  Trois sets de décors dans un espace très restreint. Impressionnant.

Comme dirait Carrey à la fin du vidéo: Souveniiiir!!!



Mardi 18 juillet 2006

I've got one hand in my pocket and the other one is hailing a taxi cab

Déjà le 10ème anniversaire. 

J'étais bénévole pour un festival de foklore à Chicoutimi.  Le soir, c'était les party de bénévoles.  Dans la nuit de jeudi à vendredi, j'ai été porter une amie bénévole dans le quartier du bassin et en descendant la côte près de l'église du Sacré-Coeur, une goutte d'eau s'est écrasée dans mon pare-brise.

''Ahh... il va pleuvoir'' que j'avais pensé.

Ce ne fut pas la dernière.  24 heures après, l'endroit où j'étais en train de rouler était complètement disparu ainsi que le quartier qui venait avec.  À ma gauche, il y avait la future célèbre petite maison blanche qui allait tenir le coup.  Mais je ne la voyais pas; il y avait plein de maisons autour.  Qui allaient toutes partir avec le torrent qui s'en venait. 

Le vendredi, ce n'était que de la pluie, pluie, pluie.  Des spectacles folkloriques sont tenus à l'intérieur.  Samedi matin, en arrivant au Vieux-Port, on nous dit que ça va être carrément annulé.  Le niveau de l'eau sur le Saguenay est extrêmement haut, plus haute même qu'au printemps; on voit des patios entiers flotter sur la rivière, encore avec le mobilier de jardin dessus. L'eau est brune, comme trop brassée par les courants.  Des arbres, des toits de maison passent.  On n'ose y croire.  Et cette nouvelle, toute triste: deux enfants sont morts dans le glissement de terrain qui a emporté leur maison.  Et toute cette pluie qui tombe sans arrêt.... Je passe le reste de la journée à regarder les émissions spéciales.  C'est totalement irréel.

Dimanche après-midi, c'est vraiment la catastrophe. J'appelle la Croix-Rouge parce que je veux aider et que je me sens impuissante.  K.  me suivra, parce que Z. est à l'extérieur de la province; elle a eu une bourse pour un programme d'été de langue anglaise.  Pendant plus de 3 semaines, je travaillerai sans relâche, sans compter les heures pour aider les sinistrés.  Inscription des sinistrés, raccompagnement des sinistrés dans leur logis suite à l'inondation, constitution des dossiers, remplir des bons d'alimentations pour permettre à des gens de se nourrir parce qu'ils ont tout perdus, constitution de paniers de nourriture... je faisais des 12 heures sans jamais les voir et c'est ma mère qui venait me chercher de force le soir.  Et le pire, c'est que j'étais surprise de la voir; ''déjà??''.  Les rumeurs que des montagnes se font gruger par en-dessous, l'effondrement de ponts, d'évacuation de quartiers entiers, de morts... toutes fausses, mais certaines vraies.  L'eau partout, les gens juchés sur les côtes les plus hautes pour voir le triste spectacle, les routes impraticables, le paysage qui ne sera plus jamais le même...

Quand j'ai arrêté, c'était parce que je partais en vacances chez mon père et ensuite, j'avais le cégep qui recommençait.  J'ai tombé malade quand je me suis arrêtée pour me reposer.  J'ai tout fait ça avec un certain recul et durant le genre de téléthon pour le déluge, j'ai totalement craqué, sur la toune d'Alanis Morissette ''Hand in my pocket''.  Un flot de larmes, un flot de souvenirs.  Le fermier avec les triplettes qui n'avait plus rien que ce qu'il avait sur le dos; on pouvait sentir que ça faisait quelques temps qu'il n'avait pas pris de douche.  Les gens du HLM évacués, les habitants de l'Anse-St-Jean dévasté...

Je peux dire que ça donne une grande claque, une grande leçon de vie.  Comme j'habitais en haut d'une grande côte, je n'ai même pas été touchée.  J'ai été interviewé pour des reportages à la télé, j'ai serré la main du premier ministre, j'ai rencontré plein de monde, de nouveaux amis, des liens se sont resserrés. Plusieurs années après, je me suis rendue compte que j'apparaissais dans une cassette vendue à grande échelle, comme vidéo souvenir du drame. 

Mais quand même... quand ça fait plus de 2 jours qu'il pleut... j'ai très peur. 



Mercredi 12 juillet 2006

Roses are red, some diamonds are blue

Je pense que j'ai un faible pour les roux. Mon frère... mon fiancé.. et maintenant...

J'ai eu un rendez-vous galant avec un gentil représentant de cette espèce masculine hier soir et ça a vraiment été extraordinaire! On a parlé pendant 5 heures de temps, sans s'arrêter, de tout et de rien.  J'ai bien ri, j'ai bien mangé, on a beaucoup parlé, je me sentais bien avec lui, on a plein de points en commun, j'avais l'impression que je pouvais tout lui dire.  Vraiment délirant.  Ça faisait très très longtemps que je n'avais pas ressenti une telle attirance intellectuelle et physique pour un gars comme ça! ouf! il y a encore de l'espoir pour moi!;-) Mes sens se remettent en éveil! Moi qui croyait ne plus ressentir ça avant longtemps!

Il a mon numéro de téléphone, j'ai le sien et on s'est écrit ce matin pour se dire qu'on avait beaucoup apprécié notre soirée d'hier.  La balle est dans son camp maintenant.  Je lui ai dit de ne pas se gêner pour m'appeler.  Petite déception, il m'a dit qu'il était pas mal occupé la semaine prochaine, donc on se verrait la semaine d'après.  Grrr...  C'est loin ça... pas ben ben bon, je trouve.  J'essaie de ne pas trop m'emporter, mais j'ai tellement peur d'être déçue.  À suivre!



Dimanche 9 juillet 2006

La Callas à la plage

Ça fait plusieurs fois que j'ouvre ma page de blogue et que je regarde le curseur du texte sans savoir quoi écrire.  Je vais donc mettre ça en rafale.  La première chose qui me passe par la tête, je l'écris.

J'ai été à la plage d'Oka hier, comme 56 millions d'autres personnes.  Il y avait de la masculinité là! ouf! Je me sentais tellement regardée... un vrai meat market.  J'ai aimé ça, mais pas du tout en même temps.  Je vais aller dans une plage plus tranquille et plus familiale aujourd'hui.  Il ne devrait pas avoir trop de monde, avec la Coupe du Monde et le match final de Wimbledon.  Ma tête me dit que Nadal va gagner (même si je ne l'aime pas, après avoir vu la finale de l'année passée à la Coupe Rogers où il a battu mon beau Agassi) mais je préfère Federer. 

Je m'ennuie de ma mère, qui est en vacances.  Ça fait deux semaines que je ne lui ai pas parlé! Je veux lui dire que Toupie va passer dans le journal de la semaine prochaine et que je vais travailler à Chicout la semaine de ma fête...

Je retourne faire mon bénévolat à la Coupe Rogers cette année! yes! La semaine du 13 août s'annonce déjà très très occupée... À moi tous les matchs gratuits!!! Objectif: voir mon idole Martina Navratilova pour une deuxième fois.  Maudit qu'elle est hot!!  

La première semaine d'août, je suis en vacances! merde.. quoi faire?

Non mais, esti que c'est poche cette mode là! Ça fait très moi-je-reste-sur-le-Plateau.  Snobisme à la puissance 10.  Bullshit. Qui a les moyens, anyway.

Je pense que je suis allergique à Toupie. 

Mes voisins d'en haut ont déménagé vendredi et il n'y a personne dans la maison à part moi.  Mon co-proprio va prendre leur place.  Comme il travaille genre 12 heures par jour à l'extérieur, on dirait que je me sens moins en sécurité.  Il y avait tout le temps quelqu'un en haut.  Ça faisait quelqu'un qui surveillait. 

Ma boss est en vacances cette semaine.  Yes!!!! Elle a pété une de ces crises la semaine passée!! isshhhh... Ça faisait longtemps qu'elle en n'avait pas fait une! Heureusement, ce n'était pas contre moi. 

Mon amie K. me fait chier! Elle se plaint qu'elle s'est fait traitée de pute au travail! Je sais qu'elle ne l'est pas, mais quand on a fait le tour de 3 collègues en un an, ça regarde mal au travail, ça... C'est sa dépendance affective qui la rend comme ça... elle n'a pas d'activités à l'extérieur et ne fait jamais rien seule, donc, elle cruise au travail! Pas bon! Après, elle se bourre de pilule pour dormir, de vin blanc et de café et se demande pourquoi son corps est tout fucké... J'ai failli la ramasser hier soir, mais je n'avais pas le goût de lui fesser trop dedans.  Ça aurait très mal sorti.  Je ne veux pas qu'elle soit triste, bon...:-(

Mardi, je vais souper avec un beau roux! ouf! C'était le temps.. ça fait 2-3 semaines qu'on se parle juste sur le net...:-) Puis, l'ami du mois passé que j'avais rencontré a réapparu hier soir... bizarre.  Ça faisait 3 semaines que je n'avais pas eu de nouvelles de lui.  J'avais tendu 2 perches avant ça et il ne les avait pas pris.  Tant pis... Il m'a offert d'aller regarder la Coupe du Monde dans son sous-sol mais j'ai refusé... il fait bien trop beau dehors!!

J'ai commencé à regarder les 4 heures de vidéo qu'on avait fait quand mes amies et moi avons été travaillé en Ontario en 2000.  Je passais les trois quarts de mon temps à écrire à mon fiancé.  Soupir.  Ça faisait 6 mois qu'on était ensemble dans ce temps là.  Je ne me souvenais pas de 95% des péripéties qu'on avait fait là-bas.  Méchants souvenirs! Mon anglais était vraiment pas pire! Mais ma coupe de cheveux était terrible!!!! Argghhh!!

Je m'en vais à la plage! Où sont mon seau et ma pelle?



Jeudi 6 juillet 2006

En veillant su'l perron...

Intéressant....

Je pense que c'est commandité par Toyota, mais bon... faut bien payer les factures quelque part...:-/



Jeudi 6 juillet 2006

Somebody kill me please... I'm on my knees, pretty pretty please... kill me!

Je ne file pas beaucoup ces temps-ci.  Depuis deux jours que j'ai une migraine qui m'assaille et qui me mitraille le crâne, surtout vers la fin de la journée.  Je ne dors pas bien.  En plus, je suis en train de me vider de mon sang.  Autant le mois dernier, je n'ai rien eu, autant là, je suis la fontaine de Trévi.  Au moins, je suis sûre que je ne suis pas enceinte. 

Au moins, Toupie va être dans le journal dominicain régional de mon ancienne patrie dans 2 semaines. 

Au moins, j'ai comme cadeau de fête un stage en succursale dans ma patrie d'origine à la fin août. 

Au moins, mon potager et mes fleurs vont bien.

Au moins, ma boss s'en va en vacances la semaine prochaine. 

J'ai mal à la tête. 



Vendredi 30 juin 2006

Et c'est parti mon kiki...

Bonjour chers auditeurs...

Pour cette longue fin de semaine, allons à la découverte de la merveilleuse région de Québec et de Charlevoix

Au menu, beaucoup d'improvisation, menu gourmand, visite de l'île et s'il ne fait pas beau, visite du musée

Départ.. dans quelques heures! viens-t-en Toupie!!!



Mardi 27 juin 2006

Je veux...

tout laisser tomber et faire comme lui!

Aller partout dans le monde et danser dans des lieux partout sur la planète!!

Hum... mais en attendant, je vais continuer de lire Bruno Blanchet dans sa chronique autour du monde à chaque samedi dans La Presse...



Mardi 27 juin 2006

Comment faire fermer quelqu'un sans se fatiguer

C'est notoire autour de moi: je ne sais pas quoi faire de mes vacances.  Je ne sais pas trop où partir ni quand.  Il me semble que ça fait des semaines que je me la pose mais je n'ai aucune réponse. 

É.: '' Je sais qu'est-ce que tu vas faire... dis-moi ton budget et je vais tout décider à ta place! Je vais te booker ça, moi!

Silence et haussement de sourcils de ma part.  J'étais surprise de sa proposition mais aussi par son côté arrogant.  Parfait, si môsieur en a décidé ainsi.  À moi de le surprendre.

La C.: D'accord... mais à une seule condition; je veux que tu viennes avec moi!''

Silence de sa part, mal à l'aise.  Exactement la réaction que je voulais.  Non mais, je savais-tu qu'en lui disant ça, il allait prendre son trou? Gna gna gna! ça lui apprendra, grand-talent.  Pour qui il se prend, lui, esti?



Lundi 26 juin 2006

C'est en revenant de Rigaud, sur l'dos, sur l'ventre, une piastre et quarante...

Vendredi matin, à la même heure où j'étais supposée prendre le train, je prenais la route pour l'aventure!!! yes sir!

Toupie a bien fait ça.. même que les chats de K. avaient peur de lui! hihihi... Durant l'après-midi, on a pris la route de Bromont, Magog et fait des pauses dans de petits villages cutes.  Lendemain, nous avons été en direction de Coaticook, mangé sur une terrasse dans un village plutôt anglophone et on s'est baladées en auto sur les routes de campagne.  On a fait des chinoises de nous en sortant notre appareil-photo à la moindre occasion (mais K. encore plus que moi avec ses photos de roches ...:-D).  Lundi, ça a été la grosse vie sale de détente avec une massothérapeute anglophone (Do you have a sweetheart, dear?), mes longueurs de piscine en brasse avec vue sur le Mont-Orford et la sieste sur le quai au soleil en attendant ma chère amie. 

La C.: ''Que la vie est belle...

K.: La vie de célibataire...

La C.: Non, la vie tout court!''

K. a énormément de difficultés avec son récent statut de célibataire.  Elle qui est très dépendante affective d'un homme, elle se retrouve maintenant toute seule pour la première fois.  Je lui ai montré les avantages, les choses qu'elle pouvaient faire seule, je lui ai démontré qu'elle pouvait sortir de son patelin pour explorer toute seule les alentours et ne pas attendre après le prince charmant.  J'espère lui avoir donné certains chemins de réflexions, des pistes pour la désennuyer. 

Ne pas attendre et faire ce que l'on veut, même toute seule.  Prendre son vélo et son auto pour découvrir, visiter et s'ouvrir les yeux sur son coin de pays.  Quel plaisir! Ça évite de se tenir proche du cellulaire pour attendre un appel qui ne viendra jamais.

P.S.: Les gars ne sont pas si beaux. 



Jeudi 22 juin 2006

Tout est prêt

À moi, les Cantons de l'Est!

Vive les vignobles, les plus beaux villages, le soleil, les croisières et les bénéfices relaxants d'un bon massage avec mon amie très chère!

Départ demain très de bonne heure.  Euh.. en fait, dans quelques heures...:-D

P.S. Est-ce que les gars sont beaux là-bas?



Lundi 19 juin 2006

La routine

D'après mon dictionnaire virtuel Antidote, la routine est un ensemble d'actions répétitives et monotones.  Je déteste particulièrement le mot: monotone.  C'est un mot qui se caractérise particulièrement bien lui-même. 

Sauf que la routine a quelque chose de sécurisant, en même temps.  Ma routine n'a rien de plate ni manque de variété.  C'est plutôt:

  • le monsieur retraité qui fait sa marche de santé le matin sur la même rue, hiver comme été, pluie ou soleil, à la même heure.
  • les deux mêmes jeunes ados qui se rendent à leur arrêt d'autobus à la même heure chaque matin
  • l'araignée qui a sa toile reliée à un de mes pots de fleurs et qui sort à chaque fois que je l'arrose parce que l'eau sur sa toile lui fait penser que c'est une bibitte de pogné dedans
  • le même itinérant qui vocifère des injures à lui même en anglais sur le même coin de rue au centre-ville
  • les mêmes collègues qui arrivent aux mêmes heures et qui passent devant mon bureau en me disant bon matin
  • les mêmes personnes dans mon wagon soir et matin
  • les mêmes conversations avec l'adjointe de mon chiro sur la température et les fleurs
  • la même caissière à mon épicerie qui sait que j'ai mon sac de toile avec moi, qui connaît mes habitudes alimentaires et que moi je sais qu'elle a une tendinite au poignet droit
  • la petite voisine qui rit et qui, inévitablement, va pleurer dans 5 minutes à sa mère parce que son frère lui a twisté le bras dans la balançoire

Si ça n'existait pas ou plus, je me poserais des questions.  Je sais qu'éventuellement, l'araignée et le monsieur retraité vont mourir, mes visites chez le chiro vont se terminer, les ados vont obtenir leur diplôme, la petite voisine va déménager, la caissière va monter en grade, l'itinérant va se retrouver sur un autre coin de rue, mes collègues vont quitter et les gens dans le wagon vont migrer ailleurs.  C'est une routine temporaire en constant changement et qu'une autre petite routine va la remplacer.  On n'aime pas la routine mais on serait mal sans elle.  Comme dirait Coelho:

''Excepté quelques cas pathologiques graves, les gens deviennent fous quand ils essaient d'échapper à la routine''.


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