La Callas et ses pensées (suite)



Publié le lundi 31 juillet 2006


Lundi 31 juillet 2006

I’m only trying to get inside your brain To see if you can work me the way you say

J'avais le coeur qui éclatait dans ma poitrine; il voulait faire des choses avec moi? Je ne pouvais y croire! J'étais encore cependant sur mes gardes.  Ne pas se rejouir trop vite.  Surtout pas. 

Il était sincère, il était prêt.  Je n'arrivais pas à y croire! J'ai raccroché, avec promesse de le rappeler lundi.

Mais je l'ai rappelé durant la soirée.  On s'est parlés encore pendant plus d'une heure. 

- ''Je t'aime, Callas...''

Mon coeur s'est arrêté.  Il l'avait dit.  La première fois qu'il me le disait.  Il ne restait qu'une chose à faire de mon côté.

Vers la fin de la soirée, j'étais exténuée mais tellement contente d'être en vacances! Une idée m'est venue en tête; je voulais le revoir.  Je suis allée chez lui sans lui dire et juste avant de tourner le coin de sa rue, je l'ai appelé sur son cellulaire.  Pas de réponse, merde.  Je l'ai appelé à son numéro à la maison et merci, il a répondu.  Restait à savoir s'il était seul.  Oui.  Mon plan allait bien à date.  ''Est-ce que tu voudrais m'ouvrir la porte?''. Lors de ce petit silence de 3 secondes, je l'ai entendu penser.  Il ne savait pas que j'étais tout près.  ''Viens''. 

On s'est retrouvés dans les bras l'un de l'autre, sans arrêter de se toucher d'une manière ou d'une autre.  C'était merveilleux. On s'est couchés de bonne heure, collés l'un contre l'autre.  Quand je me suis réveillée à ses côtés, je n'y croyais pas.  Je le regardais sans arrêt.  On a fait l'amour et après, il m'a serré fort et m'a dit en pleurant:

- ''Je t'aime, Callas...

Traînant dans le lit, passant d'un demi-sommeil à l'autre, la matinée avançait trop vite.  Il a fallu se lever, prendre ma douche.  On a déjeûné dehors et il faisait déjà très chaud et humide.  En-dessous du parasol, on parlait encore.  ''Qu'est-ce que tu vas faire du gars que tu as rencontré? qu'il m'a demandé.  ''Bye bye'' que j'ai répondu. 

Le reste de la journée s'est passé en un éclair.  K. s'est perdue en chemin et je la guidais au cellulaire.  Z., M. et P. ont débarqué chez moi aussi par la suite.  Une vraie tornade a déferlé dans mon appartement.  S. est venu nous rejoindre mais je n'ai pas été d'un grand enthousiasme envers lui.  Je passais mon temps à l'éviter.  Il a dû le sentir parce qu'il nous a quitté assez tôt dans la soirée. 

J'étais avec mes chères amies aux feux d'artifices, chez moi, au bar et c'était vraiment extraordinaire.  J'étais contente de les voir, toutes chez moi à manger, parler et boire.  Dimanche matin, elle sont parties.  C'était calme tout à coup chez moi.  Il fallait que je fasse maintenant ''la'' chose. J'ai appelé S. .

- ''Je ne sais pas comment te le dire...'' que j'ai commencé.

- '' Je crois que je m'en doute.

- Je suis désolée. 

Silence.

- Fais attention à toi... bonne chance.  '' qu'il a dit.

- ''Merci, toi aussi...''

Et j'ai raccroché.  Je pensais que ça allait être plus difficile que cela, mais je ne me plaindrai pas.  J'étais redevenue célibataire. J'ai appelé É., heureuse.  Ça y est! ''Je suis prête.'' ''Prête à quoi?'' ''Prête à foncer avec toi.''.

Le soir même, il était chez moi.  Pour la première fois, je pouvais le toucher et l'embrasser sans avoir cette petite pointe qui me tiraillait le coeur depuis plus de 2 ans.  Il n'y avait plus de barrière entre nous, maintenant.  Je ne peux tellement pas y croire, encore. Mais j'ai tellement peur.  J'ai tellement peur qu'il recule encore.  Je ne sais pas si je fais bien de faire tout ça.  Je verrai. 

Mais d'une manière ou d'une autre... c'est mes vacances!! À moi les vacances!!!!!!!!! :-D



1 Commentaire :

Commentaire écrit le jeudi 28 septembre 2006 à 10:27:43 (lien)
Tangerine
Je suis un peu en retard, mais je viens de lire toute cette histoire. Je trouve ça beau!


Ajouter un commentaire


Lundi 31 juillet 2006

I'm calling your name... but you're driving me crazy the way you're makin' me wait...

É. est donc parti vers son auto, sous la pluie battante, sans se presser.  Il s'est engouffré dans sa voiture, mais son moteur restait éteint.  Sans me presser à mon tour, j'ai été à mon auto.  J'étais trempée, mais je restait sous la pluie, à regarder son auto, toujours éteinte.  Mais à quoi il s'attendait de moi? Que je reste chez moi, à attendre môsieur qui ne se décidait pas? Je ne voulais pas rester jusqu'à la fin de mes jours une pauvre vieille fille radoteuse! Finalement, je suis entrée dans mon auto et j'ai vu la sienne démarrer... et partir.  J'étais triste, mais je ne pouvais faire autrement.  Il fallait qu'il continue sa vie sans moi et qu'il règle ses choses dans sa tête.  Ce qui ne semblait pas se passer de sitôt.  En route chez moi, mon cellulaire sonne; c'était É. qui veut me revoir.  ''Je suis parti vite tantôt... je veux te revoir''.

On s'est rejoint dans le stationnement d'un resto.  Je pouvais voir d'après ses yeux humides et rougis qu'il avait pleuré.  Je ne pensais pas du tout qu'il réagirait de la sorte.  Bien, peut-être un peu mais pas de manière aussi forte.  Là, dans l'auto, tous les deux trempés, on pleurait.  Il m'a alors dit tout ce que j'espérais qu'il me dise depuis deux ans.  Plus de deux ans que j'attendais ce moment.  C'était carrément irréel.  Et tellement ironique, parce que j'avais maintenant quelqu'un dans ma vie.  J'étais sans voix.  Tout ce qu'il me disait là, c'était tout ce que j'espérais qu'il me dise depuis des mois sans trop me l'avouer parce que c'était trop insensé.  Là, je voyais que tout pouvait être réalité.  Enfin. 

Mais après, quoi? Passer de délicieuses vacances avec lui et après, il va disparaître encore et je vais me retrouver seule, le coeur à la fois plein de bonheur et martyrisé? J'avais déjà connu, non merci. 

On a passé près de 2 heures dans son auto à expliquer tout et rien, son cheminement et le mien.  On a pu voir graduellement les clients partir du restaurant, voir les employés faire le ménage et partir à leur tour. On a pleuré, beaucoup.  Il s'inquiétait beaucoup de mon passé d'infidélités avec mon fiancé.  '' J'ai beaucoup appris de mes erreurs passées... les erreurs que j'ai faites avec lui, c'est sûr que je ne les ai aurais pas faites avec toi.''.  Lui, avait peur de mon passé avant lui et moi, j'avais peur de son passé depuis que l'on s'était connus. 

On s'est quittés avec difficultés.  Il voulait venir chez moi pour qu'on soit dans les bras l'un de l'autre.  J'ai dit non.  Il m' a demandé de l'embrasser sur la bouche et j'ai dit non.  Mais il m'a rappelé la promesse que je lui avais faite de ne plus jamais m'embrasser sur les joues.  On s'est donc embrassés sur la bouche.. c'était magnifique. 

Il a ensuite recommencé à pleurer, tout son corps étant secoué de sanglots.  J'ai passé plusieurs minutes à le réconforter.  Je ne savais plus quoi penser. 

En arrivant au travail le lendemain, j'avais un très long courriel d'É. qui m'a complètement renversé.  Il avait vraisemblablement passé une très mauvaise nuit.  Il me disait qu'il était prêt, qu'il voulait passer du temps avec moi, pour nous.  Je voyais une ouverture encore de sa part... peut-être que cette fois que ça y était enfin? Je ne pouvais pas le croire.  C'était trop impossible.  Combien de fois j'avais rêvé à ce moment? Je l'ai appelé quelques secondes pour lui dire que j'avais reçu son courriel et il avait la voix fatiguée. Je l'ai rappelé à mon dîner. 

-  ''Tu sais, É., je me suis surprise à penser à des choses folles... tu sais, mon concours d'écriture est la semaine prochaine...

- Oui, je veux y aller avec toi...

- J'avais pensé à aller en voyage durant mes vacances...

- Oui, Callas... N'importe quoi, n'importe où, Callas''.



Lundi 31 juillet 2006

Promiscuous boy, let's get to the point... 'cause we're on a roll...

Les deux dernières fois qu'il m'avait contacté, j'ai eu l'impression que je passais encore loin, très loin dans ses priorités.  Il n'y avait donc rien de changé et ça renforçait ma théorie que  ça allait lui prendre encore du temps.  La dernière fois que l'on s'est vus, c'était tout près de chez moi.  On s'était croisés 10 minutes, le temps de se donner nos mises à jour.  Après, sur le chemin du retour, je repensais à ce qu'il m'avait dit; '' Je pensais voir mon ami, mais l'auto à mon ex était là et ça ne me tentait pas de la voir.  J'ai donc appelé ma soeur pour aller la voir mais elle n'est pas là non plus.  J'ai appelé ma mère et elle ne sait pas où elle est non plus.  '' 

Bon, c'est ça.  Finalement, j'étais son dernier choix, de m'appeler parce qu'il ne lui restait que moi à voir dans le coin.  Soupir. Il n'y avait vraiment rien de changé.  Le dernier courriel que j'ai eu de lui, il répondait en fait à mon dernier courriel qui datait de 10 jours.  Il ne l'avait pas ''vu''. J'étais déçue; un autre qu'il n'a pas répondu, qu'il n'a pas voulu répondre, qui a passé tout droit, qui s'est perdu quelque part.  Il avait encore une bonne raison à tout ça mais j'étais tannée de ses justifications.  J'étais habituée, non?

Le courriel d'É. en ce jeudi tombait donc à point.  On avait à se parler.  Mais j'étais extrêmement méfiante.  J'avait trop été échaudé dans le passé.  Dès que je l'ai vu, j'ai eu un pincement au coeur.  Je l'aimais encore.  Mais je gardais mes distances vis à vis lui.  Je ne voulais pas passer ma soirée autour du pot, donc, je lui ai demandé ce qu'il voulait me dire tout de suite en partant.  Il m'a posé des questions sur mon passé, quand je trompais mon fiancé.  Je lui ai répondu.  Il avait une semaine de vacances en même temps que moi et commençait à sous-entendre qu'on pouvait faire quelque chose ensemble.  Il pouvait garder Toupie si je partais quelque part.    Ça faisait près de 2 mois que je lui en avais parlé et je n'avais eu qu'une réponse évasive. J'avais compris.  Mais là, j'étais étonné qu'il me dise ça, là, maintenant. 

Je l'ai arrêté assez vite en lui disant que j'avais rencontré quelqu'un.  J'ai vu son visage changer.  Je me sentais mal à l'aise.  Ses yeux se sont remplis de larmes et il ne me regardait plus, essayait de se faire une contenance.  Je lui ai dit que j'étais désolée, que j'aurais aimé que ça soit lui et que j'étais tellement tannée de l'attendre.

''On n'a plus rien à se dire, je crois...'' qu'il a dit, en se dirigeant vers la sortie du café.  Un gros orage s'abattait et la pluie était très forte.  Je me sentais mal, terriblement, encore.  Mais qu'est-ce qu'il fallait que je fasse? Je ne pouvais plus l'attendre! Il m'a souhaité bonne chance à la sortie et j'ai répondu que j'aurais aimé que ça ait été avec lui, mais il est parti vite, donc, je ne sais pas s'il a entendu. 



Lundi 31 juillet 2006

I'm tired of running.. let's walk for a minute

Jeudi, fin de l'avant-midi.  Je vois le nom d'É., comme courriel qui entre dans mon Outlook. Bon, je le savais.  Ça faisait environ 10 jours que l'on ne s'était pas donné de nouvelles et dans les derniers mois, c'était la moyenne de jours où je le voyais ou lui parlais.

Il voulait me voir et me parler en fin de semaine.  Je ne pouvais pas en fin de semaine, donc, je lui ai expliqué qu'il fallait que ça soit absolument ce soir. Ça tombait bien, parce que je devais lui parler aussi. 

Dasn les derniers mois, j'ai lâché prise vis-à-vis lui.  Autant j'ai été sur un nuage durant toute la période des Fêtes, autant j'ai débarqué de mon piédestal en janvier.  É. ne m'aimait pas correctement.  J'ai tellement déchanté et je me suis dit que plus jamais on ne m'y reprendrait.  Depuis, j'ai souvent essayé de couper les ponts avec Éric, mais il revenait toujours.  Je me suis rendue compte que je perdais trop d'énergie à le repousser et l'oublier, donc, je devais plus me concentrer à avancer dans la vie et continuer de faire mes propres choses toute seule.  J'Étais déçue par la tournure des événements et je me trouvais vraiment imbécile d'avoir pu endurer ça deux ans.  Je me détestais, mais en même temps, je n'avais fait qu'écouter mon coeur.  Je l'aimais.  Ce n'était peut-être pas réciproque comme il le disait, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser à tout ces petits sourires en coin, avec ses clins d'oeil à mon égard.  Pourquoi il disait qu'il ne m'aimait pas comme il le fallait et qu'il avait tout ces petits gestes quand on était ensemble?  Je ne comprenais pas et je ne voulais plus comprendre.  Ses absences et ses silences disaient tout.  Mais qui est-ce que j'étais pour lui? Pourquoi il était si intense avec moi et qu'il disparaîssait par la suite des jours et des jours sans donner de nouvelles? Pourquoi il disait que j'étais son ange, la personne la plus extraordinaire de sa vie et qu'il ne m'appelait pas, ne répondait pas à mes courriels ou que je ne le voyais pas pendant un bout? Une telle différence dans ses gestes et propos me désarmaient.  J'ai lâché prise.  Que valait un tel amour passionné? À quoi servait d'être constamment aux extrêmes? Ça me faisait dépenser beaucoup trop d'énergie et de larmes.  Mieux valait un amour moyen et être sûr d'être heureux.  Graduellement, j'ai laissé É. partir...

Mais je trouvais tellement les autres hommes trop insignifiants, sans intérêt, que faire? Pas un n'arrivait à la cheville d'É. Mais à chaque fois que je pensais à lui, j'avais une certaine nostalgie et me raisonnait à penser qu'il ne m'aimerait jamais correctement.  Je devais m'intéresser à quelqu'un pour l'oublier.  Je ne pouvais plus l'attendre! J'évaluais qu'il en avait pour un autre 6 mois en était très conservatrice, voire même un an avant qu'il soit prêt.  Il devait être tout seul, penser à lui.  Des mois de travail encore.  Je ne me sentais plus capable d'attendre aussi longtemps.  J'avais déjà laissé passer 2 ans.  C'était trop. 

J'ai ensuite rencontré S.  Enfin quelqu'un qui voulait s'investir, qui voulait me voir tout le temps, attentionné, gentil, pas de fantôme dans le placard.  Ça faisait différent. J'avais une raison à donner à É. de ne plus me contacter.  Qu'il m'oublie et que je l'oublie.  J'avais baissé les bras et il fallait qu'il fasse la même chose avec moi.  On n'allait nulle part.  Aucun espoir de changement en vue.